Les différents supports physiques
Les différents supports
physiques
Les supports optiques
Les supports optiques
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Les disques compacts sont aujourd’hui utilisés dans de nombreuses
situations. C’est un support de stockage peu onéreux pouvant stocker de la musique,
des vidéos et même des jeux vidéo. Sa capacité de stockage est aujourd’hui
largement dépassée par les mémoires flash et disques dur.
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Un disque optique est composé
d’une matière réfléchissante composée de creux et de bosse. En langage machine
(binaire), les creux correspondent au 0 et les bosses au 1. Dans un lecteur
optique, deux rayons laser sont émis. Une lentille fait converger ces rayons de
manière à le focaliser à la hauteur d’une bosse. Le disque réfléchi la lumière
qui est récupérée par un capteur (à la manière d’une fibre optique) qui
retranscrit l’intensité de la lumière en données binaires. En effet, le point
focal étant à la hauteur d’une bosse, l’intensité de la lumière réfléchie sera
nettement supérieure à l’intensité réfléchie dans un creux. Le disque tourne
rapidement dans le lecteur et le laser se déplace de manière à pouvoir lire et
retranscrire l’intégralité du disque.
Au fil du temps, différents types
de disques optiques ont vu le jour notamment :
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Le CD : Un des premiers
disques optiques, permet de stocker actuellement 700Mo de données, un volume
énorme à l’époque en 1982.
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Le DVD : Reprend le même
principe que le CD mais les bosses et les creux sont bien plus petits grâce à
la précision des lasers augmentant ainsi la capacité à environ 4,7Go soit
4700Mo de données.
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Le DVD Vierge : C’est un
DVD classique lisse sans aucune bosse ou creux. Ainsi, à l’aide d’un graveur
doté d’un laser plus puissant, il est possible pour les particuliers de graver
sur un DVD leurs propres données. Pour cela, le laser augmente son intensité
afin de faire fondre la matière du disque et ainsi créer de nouvelles bosses ou
creux.
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Le DVD Réinscriptible :
Il s’agit d’une variante du DVD classique. La grande nouveauté est de pouvoir
graver des données puis effacer le disque pour graver de nouvelles données. Le
disque possède pour cela une couche réfléchissante ainsi qu’une couche de
cristaux pouvant suivant l’intensité du laser devenir transparente (creux) ou
opaque (bosse). Il faut pour cela un graveur compatible.
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Le DVD Double Couche :
C’est un disque plus particulier. Il possède deux couches de creux et de
bosses. On peut dire que c’est une sorte de DVD superposé. L’avantage est de
pouvoir doubler la quantité de données pouvant être stockée allant jusqu’à une
capacité de 8,5Go (8500Mo). Pour cela, il faut un lecteur doté d’une lentille
capable de modifier le point focal de manière à pouvoir lire la deuxième couche
de manière transparente pour l’utilisateur.
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Le DVD Double Face : C’est
un simple DVD écrit des deux côtés. On peut ainsi y stocker deux fois plus
d’informations. Cette technique peut être couplé à la technologie double couche
permettant en théorie de multiplier par 4 la capacité d’un DVD classique.
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Le Blu-Ray : On est toujours
sur le même principe de « bosses et de creux » mais alors que le CD
et DVD utilisent un laser rouge d’une longueur d’onde de 650nm, les lecteurs
Blu-ray emploient un laser bleu/violet de 405nm. Cela augmente la précision et
permet de créer des creux et bosses microscopiques, permettant de ce fait de
stocker une plus grande quantité d’informations (25Go environ soit
25 000Mo).
Malheureusement, la surface des
disques optiques étant une matière organique, celle-ci se décompose au fil du
temps et un DVD, même très bien conservé n’est en général plus lisible au bout
d’une dizaine d’années.
Les mémoires
flash et RAM
Les mémoires
flash et RAM sont des mémoires électroniques utilisées dans les ordinateurs
(RAM), cartes mémoires (SD/Micro-SD), clé USB ou disques SSD. Elles se
présentent comme une carte électronique. Néanmoins, les techniques employées ne
sont pas les mêmes pour tous ces supports.
Dans les
barrettes de RAM utilisées dans les ordinateurs, il s’agit de stocker des
charges électriques. Un condensateur retient une charge d’électrons qui
représente des bits (0 et 1). Un transistor s’occupe de laisser passer ou non
la charge pour lire ou écrire des données.
Néanmoins,
chaque lecture laisse passer les électrons et vide le condensateur. Il faut
donc après chaque lecture réinscrire la donnée dans le condensateur. De la même
manière, le condensateur n’est pas « étanche » et finit par se vider
de ses charges électriques. Il faut donc l’alimenter régulièrement en
électricité, c’est pour cela que la mémoire RAM ne peut conserver des données
une fois l’ordinateur arrêté.
Ces couples de
transistor et condensateurs sont microscopiques et extrêmement nombreux sur la
barrette de RAM. Cette mémoire est entièrement électronique et extrêmement
rapide, les ordinateurs les utilisent durant leur fonctionnement pour stocker
toutes sortes de données temporaires essentielles et nécessitant un accès
rapide.
Les mémoires
flash fonctionnent sur le même principe : celui de retenir une charge
d’électrons. Néanmoins, il n’y a cette fois aucun condensateur mais un
transistor d’un type particulier dit « à grille flottante ». Cette
grille a pour particularité de pouvoir conserver une charge électrique sur une
longue période. Les fabricants estiment cette période à un siècle.
Le transistor
joue donc à la fois le rôle de réservoir et de porte permettant l’accès aux
données. La grille empêche une fois chargée de faire passer le courant dans le
transistor. De cette manière, en vidant ou chargeant la grille, il est possible
de maitriser le passage du courant par le composant. Si le courant traverse la
grille, c’est l’équivalent d’un binaire 1, sinon c’est un 0. C’est ce principe
qui est employé dans les SSD, cartes mémoires et clé USB.
Grâce aux
progrès technologiques, il est possible de stocker plusieurs bits dans un seul
transistor et la miniaturisation de la taille des composants a permis la
création de mémoires beaucoup plus denses et d’une grande capacité.
Attention cependant,
la grille flottante finit par perdre son efficacité au bout de quelques
milliers d’écritures et lectures. Ainsi, certains transistors arrêtent de
fonctionner au bout d’un certain temps. Cela dit, les SSD modernes savent
répartir les données de manière uniforme et condamner certains transistors dont
la grille ne fonctionne plus sans perdre de données.
Les disques-dur
magnétiques
Les disques
durs magnétiques (traditionnels) sont utilisés sur la majeur partie des
ordinateurs. Bien que de plus en plus remplacés par les SSD, ils restent un des
supports de stockage les plus fiables utilisés dans les serveurs internet et
baies de stockage.
Un disque dur
est hermétiquement enfermé dans un caisson métallique car toute poussière ou
particule pourrait endommager le système, il doit donc être à l’abri.
Le système est
simple, un disque métallique est au centre du dispositif. Une tête de lecture
pilotée par un moteur va bouger sur le disque. La tête ne doit pas être en
contact avec le disque métallique. C’est pourquoi celui-ci tourne rapidement
(environ 7200 t/min) ce qui crée un « vent » de 250km/h
permettant à la tête de lecture d’être sur un coussin d’air entre 0.2 et 0.5µ
de la surface du disque. De plus, la rotation du disque couplée à la
possibilité de bouger de la tête de lecture permet de couvrir l’intégralité du
disque.
La tête de
lecture contient des électroaimants qui peuvent polariser la surface du disque
ou mesurer le champ magnétique afin de restituer les données binaires. Lors de
l’arrêt, les têtes doivent être bougées à l’extérieur du disque afin d’éviter
tout risque de démagnétisation. C’est pour cela qu’il est déconseillé de
débrancher sauvagement un disque dur car la tête peut se retrouver sur des
données écrites et les corrompre accidentellement.
Cette technique
de magnétisation est utilisée dans les casssettes et autres bandes magnétiques
mais ces supports étant obsolètes et pratiquement plus utilisés, il est hors
sujet d’en parler ici bien que le principe soit toujours de polariser une bande
magnétique.
Pour augmenter
la capacité des disques dur, la plupart d’entre eux empilent plusieurs disques
magnétiques avec plusieurs têtes de lectures reliées entre elles. Elles bougent
en même temps et seule une tête peut écrire ou lire à la fois.
Néanmoins, leur
durée n’est pas éternelle. Une étude de Google qui utilise un nombre phénoménal
de disques dur pour leurs serveurs affirme qu’un disque dur peut défaillir à
n’importe quel moment et que sa durée de vie moyenne est d’environ 5ans, ils
sont en général remplacés au bout de 4ans.


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